red square: symbol's history in the organize movement

 

This article by Olivier Asselin, from the Université de Montreal, looked at the history of this colored logo and its political destiny in the Occupy movement that gripped Quebec during the spring of 2012.

 

 

 

 

 

​L’histoire officielle du carré rouge est courte. Il paraît pour la première fois publiquement au Québec le 5 octobre 2004  lors d’une présentation du Collectif pour un Québec sans pauvreté à la Commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale au sujet d’un projet de réforme de l’aide sociale déposé par le gouvernement Charest (qui est alors durant son premier mandat): pour marquer leur opposition au projet de loi, les délégués du collectif portent alors un carré de ruban gommé (duct tape) rouge[i]. Dans leur déclaration à la Commission, les délégués révèlent le sens qu’ils donnent à ce petit symbole : « Nous vous demandons de refuser que les institutions politiques continuent de concevoir pour les citoyens et citoyennes les plus pauvres des escaliers roulants qui descendent au lieu de monter et qui mettent à chaque fois un peu plus dans le rouge. Nous allumons une très, très grosse lumière rouge ». La couleur rouge est ici conçue une double métaphore: elle signifie à la fois la balance déficitaire des comptes des bénéficiaires de l’aide sociale et la nécessité d’arrêter le projet de loi comme on arrête un véhicule aux feux de circulation. Par la suite, les membres du Collectif continuent à porter le carré rouge partout, dans les forums, dans les manifestations et les occupations, pour dénoncer le projet de loi, et ils encouragent tout le monde à faire de même, notamment dans leur campagne d’appuis[ii]


[i] L’idée a germée quelques mois plus tôt, en janvier 2004, dans le cadre d’un atelier sur le « matériel militant » en marge d’un « Parlement de la rue » organisé par le même collectif.

[ii] Pour tout cela, voir : Collectif pour un Québec sans pauvreté « Les multiples vies du carré rouge », lundi 4 avril 2005, <http://www.pauvrete.qc.ca/article-impr.php3?id_article=276>.

​The red square's official story is short. It first publicly appears in Quebec October 5, 2004 during a presentation by Collectif pour un Quebec sans pauvreté (Collective for a Quebec without Poverty) at the National Assembly’s Commission on Social Affairs, on a social aid reform project brought forth by the Charest administration (who at the time was in its first term): to state their opposition to the law’s project, representatives of the collective then wear a red duct tape square.[1] In their speech to the Commission, the representatives reveal the meaning they give to this little symbol: “We ask that you refuse that political institutions continue to imagine for the poorest citizens escalators going down instead of going up, and who, each time, burn themselves out (“se mettre dans le rouge”). We are turning on a very very large red light.” The color red is conceived of here as a double metaphor: it signifies both the deficit balance of social aid beneficiary accounts and the necessity to stop the bill as one would stop a car at a traffic light. Subsequently to this, to denounce the bill members of the Collective continue to wear the red square everywhere, in forums, in protests, and occupations, and they encourage everyone to do the same, particularly in their support campaigns.[2]


[1] The idea took hold several months ago, in January 2004, within the framework of a workshop on the “militant material” in the margins of a “Street Parliament” organized by the same collective.

[2] On this, see: “Collectif pour un Québec sans pauvreté. Les multiples vies du carré rouge,” Monday, April 4, 2005, <http://www.pauvrete.qc.ca/article-impr.php3?id_article=276>.

 

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